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003 Les Kanji


Les Kanji sont l'une des quatre écritures qu'utilisent quotidiennement les Japonais. Ce style d'écriture est apparu assez tardivement au Japon, vers le IVème siècle, alors que les plus anciens écrits chinois datent, eux, de 1600 avant Jésus-Christ.

Il aura fallu attendre l'arrivée de lettrés coréens à la cour du Yamoto et l'introduction de livres de Confucius pour que les Japonais adoptent le système de caractères chinois comme système d'écriture. Les Japonais simplifièrent une partie de ce système afin d'avoir une écriture plus proche de leurs sons fort différents de la langue chinoise.

Pourtant, les caractères étaient difficiles à mémoriser, et ne correspondaient pas au besoin du peuple et des gens peu lettrés. Les Japonais simplifièrent donc une partie de ce système afin d'avoir une écriture plus proche de leurs sons, fort différents de la langue chinoise : là où le chinois influe sur le sens avec différents tons, le japonais rajoutent une ou deux syllabes suivant le caractère. (Par exemple : « personne », dont le caractère est identique en chinois et en japonais se traduit en chinois par « rén » (deuxième ton) et en japonais par « hito », ou « jin » s'il est suffixe)

Au VIIIème siècle, dans le recueil Man'Yôshu, on retrouve les 973 caractères composés de Kana (caractères empruntés) et les Mana (caractères vrais). Ces 973 caractères sont aussi appelés Man'Yôgana. Ces Kana et Mana composeront par la suite les Hiragana (écriture conçue par la gente féminine) et les Katakana (utilisés sur les Sutras par les moines).

La plus grande partie des Kanji provient de Chine (qui en compte 6.000 à 50.000) mais certains Kanji sont propres au Japon : les Kokuji. En 1946, une limite officielle porte à 1.850 le nombre de Kanji. En 1981, le ministère de l'éducation passe le nombre officiel de Kanji à 1.945 appelés Jôyô Kanji (ou Kanji d'usage commun). On estime à près de 3.000 Kanji utilisés au Japon mais il est d'usage courant de mettre des hiragana en petit à coté d'un Kanji qui n'est pas dans les Kanji courants. Si vous avez la chance de lire un jour un manga original, vous verrez des petits hiragana à côté des kanji, ce qui permet de les lire. Ce système est ainsi pour permettre aux enfants japonais de faciliter l'apprentissage de kanji tout en s'amusant.

La 1ère difficulté pour apprendre à écrire les kanji est le nombre de Kanji différents existants. 1.945 signes différents ce n'est quand même pas rien ! Les enfants de première année primaire doivent en apprendre 160 !!! A la fin des 6 années primaires, ils doivent en connaître un peu plus de 1.000. Chaque année, les enfants japonais apprennent donc de nouveaux Kanji et cela jusqu'à la fin de leur scolarité. Chaque soir après les cours, les enfants japonais doivent s'exercer à la calligraphie pour attendre à tenir un pinceau convenablement, et mémoriser les kanji. Il faut à peu près 3.000 caractères chinois pour lire un journal chinois, il doit falloir à peu près 1.500 ou 2.000 kanji pour un journal japonais.

La 2ème difficulté est, pour certains Kanji, non seulement de les retenir, mais aussi de savoir les réécrire. Si le plus simple est écrit en un seul trait : (), les plus complexes dépassent les 20 traits (). L'ordre des traits a son importance (suivant le premier trait, un caractère change radicalement) mais suit des règles assez simples (toujours les traits verticaux en premier, les traits horizontaux en dernier) et une tenue très stricte (le dos droit, les pieds touchant tous les deux le sol, les jambes non pliées). Un conseil majeur : pour écrire correctement ses kanji, il faut beaucoup de patience, beaucoup d'amour, et beaucoup d'entraînement.

Avant, les Chinois et les Japonais avaient donc la même écriture, et pouvaient se comprendre. Mais avec la réforme maoiste, les caractères chinois se sont simplifiés et ne correspondent plus aux kanjis. (Malheureusement pour nous T_T). Il n'est pas rare que dans une seule phrase, on obtienne les trois écritures de caractères : kana (hiragana et katakana), et kanji.

La 3ème difficulté, et non la moindre, est qu'un Kanji ne représente pas un son unique ou un mot unique. Un Kanji se prononce différemment s'il est utilisé tout seul ou s'il est employé en combinaison avec d'autres. Prenons un exemple que l'on peut retrouver dans plusieurs livres : = GaiJin (étranger) ; le premier Kanji (Gai) signifie "extérieur" et le second (Jin) signifie "homme". Gaijin signifie donc "homme de l'extérieur". L'ennui est que le caractère pour "extérieur" se lit "Soto" quand il est utilisé seul, même chose pour le caractère "homme" qui, utilisé seul, se lit "Hito".

Les Kanji utilisés seuls ("Soto", "Hito") sont des lectures japonaises (Kun-Yomi) et utilisés en combinaison avec d'autres Kanji ("Gai", "Jin") : des lectures chinoises (On-Yomi). De plus, certains Kanji peuvent avoir plus de deux lectures différentes.

Exemple d'association de Kanji pour écrire un mot :

: ce mot est composé de trois Kanji :

dont la partie gauche signifie le sol, la terre et la partie droite correspond à serpenter, se courber.

qui indique ce qui est en dessous de la ligne horizontale.

dont la partie gauche représente le métal et la partie droite correspond à quelque chose de tranchant.

On a donc comme signification quelque chose qui rassemble les idées :

[Sol / Serpenter] [En dessous] [Métal / Tranchant]

Simplifions tout ça !

[Sol] [En dessous] [Fer]

Et fusionnons les deux premiers :

[Sous-Sol] [Fer]

Ce qui nous donne :

"Métro" !

On va donc utiliser la lecture On-Yomi car les Kanji sont utilisés en combinaison : Chi + Ka + Tetsu : Chikatetsu (prononcez Tchi Ka TeT Sou). Métro se traduit donc par Chikatetsu et s'écrit en japonais.

Le kanji utilisé seul ne se prononce pas Ka mais bien Shita qui est sa lecture Kun-Yomi.

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